De la fin de la Guerre de Cent Ans et jusqu'au 18ème siècle, le seul fait notable est l'implantation de forges importantes sur le territoire de la commune de Saint-Pierre-des-Nids, au lieu-dit "La Bataille".


Ces forges intéressent directement Saint-Céneri-le-Gérei pour deux raisons. D'une part leur fonctionnement a nécessité a construction d'une digue qui élargi et embelli la Sarthe, d'autre part, pendant 150 ans, elles fournissent du travail à la quasi totalité des hommes du village; ils sont mineurs, bûcherons, voituriers ou manoeuvres. Les métallurgistes sont allemands et habitent le hameau du Sarthon.

A la veille de la Révolution, Saint-Céneri compte 280 habitants.
L'administration Révolutionnaire est mise en place fin 1789. Le 10 février 1791, Frédéric Dugas, curé de la paroisse depuis 1755, prête le serment de la Constitution civile du clergé.
L'année 1792 marque le début de la chouannerie dans la région. Sous l'autorité de Jean Cottereau dit Jean Chouan, des bandes insurrectionnelles s'installent dans les bois de la Mayenne à proximité de Saint-Céneri-le-Gérei qui subit plusieurs incursions.
Le 15 mai 1796, jour de la Pentecôte, l'abbé Dugas est assassiné par un parti de chouans. La chouannerie subsistera encore plusieurs années dans la région.
Après la mort de l'abbé Dugas, l'église, laissée à l'abandon se délabre progressivement et il faut attendre 1826 pour que le Préfet de l'Orne Séguier, fasse entreprendre des travaux de restauration. Le monument sera classé monument historique en 1886